"Boulevard des étrangers" d'Hugo Ringer - Les Archives Dormantes
17946
post-template-default,single,single-post,postid-17946,single-format-standard,ajax_fade,page_not_loaded,boxed,,qode-title-hidden,qode-theme-ver-13.1.2,qode-theme-bridge,wpb-js-composer js-comp-ver-5.4.5,vc_responsive

« Boulevard des étrangers » d’Hugo Ringer

« Boulevard des étrangers » d’Hugo Ringer, le nouveau livre des éditions Les Archives Dormantes vient de paraître. Il est publié à l’occasion du centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale.

Hugo Ringer est un jeune artiste peintre allemand d’origine polonaise. Il est établi en France depuis plusieurs années quand, le 1er août 1914, jour de la mobilisation générale, il passe automatiquement du statut de citoyen modèle à celui de suspect. Comme des dizaines de milliers d’étrangers ressortissants des nations ennemies mais installés sur le territoire français, il est rapidement arrêté et emprisonné loin des zones de combat. Début septembre 1914, Hugo Ringer arrive au camp du Jouguet, installé dans une ancienne usine de Saint-Brieuc, réquisitionnée pour accueillir ces internés civils. Il entreprend alors de consigner son expérience dans un carnet, rédigé comme un journal de bord, témoignage incroyable de la vie quotidienne de ces camps.

Brillamment adapté de l’allemand par Ronan Richard, qui en signe également la préface, le texte d’Hugo Ringer offre un regard différent sur la Grande Guerre.

Cette édition a été rendue possible grâce au concours de deux associations qui œuvrent à la valorisation du patrimoine historique breton : « Les Bistrots de l’Histoire » et « Bretagne 14-18 ».

Imprimé en France, 14,90€

« Boulevard des étrangers » d’Hugo Ringer est disponible en librairie, sur Amazon et à la FNAC.

Existe aussi en format e-book 6,99€

Quelques extraits :

« C’est la guerre ! Tous les journaux sont remplis des événements qui ont fait trembler le monde ce dernier mois. Celui qui n’a pas vécu cela ne peut comprendre ce que ce mot comporte de pesanteur et d’horreur. Nous sommes à l’aube d’une période capitale et nul ne peut dire ce que l’avenir nous réserve. Mais que de changements en quelques semaines ! Des changements dans la vie et les relations entre nations. »


« Si je m’assois aujourd’hui pour remplir ces feuilles, ce n’est pas pour décrire le déroulement des événements – cela, je le laisse à des plumes plus compétentes que la mienne – mais pour essayer de mettre sur papier mes pensées et mon expérience personnelle. 

Certes, ces semaines resteront ineffaçables dans les mémoires, mais peut-être que l’un ou l’autre de mes proches s’y intéressera. Peut-être aussi, afin que ceux qui s’imaginent encore la guerre ou la gloire comme quelque chose de grand et de magnifique puissent entrevoir la misère que les ambitions des souverains et la cupidité du capitalisme ont infligée à des milliers et même des millions de citoyens innocents. À ceux-ci seront dédiées ces lignes. »

 

autre vue vue du camp

hallhall 2

Photos : le camp d’internés civils du Jouguet, à Saint-Brieuc, vu de l’extérieur et de l’intérieur.

(Archives départementales des Côtes d’Armor).